Lorraine Gay

 


 

Sylvie, Présidente de l'association LesBienNées - Nancy
septembre 2005

2/3

4- Quels sont les thèmes militants que l'association entend mener aujourd'hui en 2005 ?

Il est pratiquement certain que le travail d'information entrepris cette année auprès des maires et collectivités locales lors de la Journée mondiale contre l'homophobie sera poursuivi. De même que le seront les échanges avec les associations non-LGBT et notre participation à la Journée internationale du droit des femmes, etc.

Les débats et l'information interne sur les sujets de société se poursuivront, les occasions ne manquent pas.

Il y a toujours une forte volonté de consolider notre implication dans le travail de la CLF et de renforcer nos liens avec les associations locales.

Il nous faudra poursuivre nos efforts de communication qui se sont notoirement concrétisés cette année par la mise en place d'un site internet porteur de nos réflexions et revendications...

5- En dehors du militantisme, qu'apporte LesBienNées à une jeune lesbienne qui désirerait rejoindre l'association ?

C'est pour le moins varié ! D'abord un espace de parole, d'écoute, d'échange de bons plans sur des sujets plus ou moins spécifiques, des soutiens en toutes occasions et toutes occasions de faire plein de choses !!!

Nous sommes par exemple des adeptes de la troisième mi-temps après les réunions plus ou moins formelles ! Tous les mois, nous proposons un calendrier d'activités sportives, ludiques ou culturelles. On fait par exemple des tournois (baby-foot, pétanque, billards, jeux de société, tir laser en labyrinthe, ultimate, etc.). On propose des soirées cinéma, théâtre, concert, match d'impro, etc. On organise des week-end détente dans les Vosges et bien sûr on s'invite chez l'une ou l'autre, pour mutualiser les spécialités culinaires ou tout simplement pour visionner des épisodes de la série L Word.

Mais je crois qu'il est aussi important de souligner les bienfaits du fonctionnement de l'association qui sort des schémas habituels, très hiérarchisés. Les décisions sont prises collectivement, ce qui permet à chacune de se réapproprier son rythme de pensée et de parole. Chacune expérimente ainsi sa capacité à échanger et à investir le débat. Cette expérience donne à chaque femme la possibilité et l'envie de se responsabiliser, tant au sein de l'association qu'à l'extérieur. Nous pensons que ce parti pris est déterminant dans la capacité qu'ont ou auront les personnes à vivre sereinement dans le quotidien leur identité de sexe et/ou de genre.

La question que tu poses m'amène également à formuler une remarque : on croit à tort que la recherche identitaire et que l'hésitation à vivre ce que l'on est ou pense ne concerne que les jeunes, voire les très jeunes. L'expérience nous a montré que cela concerne toutes les tranches d'âges et une association LGBT et les membres qui la composent se doivent d'essayer de répondre aux attentes de toutes les personnes qui viennent à sa rencontre et de permettre à tous les âges de cohabiter en son sein.

 

Journal de l'association

Spectacle de café -théâtre

Fête de LBN

Concert

Débat : Mauvais genre avec Hélène Marquié, Anne Ranbach, Catherine Florian


 

page précédente

Retour sommaire Interview

page suivante

page précédente

page suivante