Lorraine Gay

 


 

Samuel, Président de l'association Homonyme - août 2003

1/3

Des agressions homophobes ont eu lieu récemment à Nancy, est ce qu'une association comme Homonyme reçoit régulièrement des témoignages d'homophobie ?

Dieu merci, non ! La situation est inhabituelle. Mais une association comme Homonyme se doit de faire son possible pour combattre l'homophobie. Nous n'avons malheureusement pas la possibilité d'engager des actions en justice. Nous avons par contre la possibilité d'informer le public et d'interpeller les politiques. Il convient d'ajouter que la plupart des agressions ne sont pas suivies forcément de plaintes. Aides 54 recense régulièrement des témoignages lors de ses campagnes de prévention sur le terrain.

Si la loi autorise les associations à recourir à des actions en justice et à porter plainte contre des actes homophobes, est ce que Homonyme interviendra sur ce terrain ?

Actuellement, Homonyme ne peut pas se porter partie civile ou recourir à des actions en justice car nous ne sommes pas reconnus d'utilité publique. Nous avons toujours la possibilité de déposer une ' main courante'. Il est évident que si la loi nous autorisait, nous aurions recours à des actions en justice.

Comment l'association entend-elle lutter contre l'homophobie ?

L'association attend que les actes homophobes et aussi les insultes homophobes soient enfin punies par la loi. Dans le cadre des affaires de ces dernières semaines, Homonyme a adressé un courrier au Premier Ministre afin de lui rappeler l'urgence à intervenir et l'absolue nécessité de la loi qu'il a promis aux membres de l'Inter LGBT en juillet. Nous avons aussi sollicité une entrevue lors de sa venue à Nancy le 22 et 23 septembre 2003. Nous avons également contacté les députés de Meurthe et Moselle afin de leur demander de soutenir la future loi. Enfin, nous avons adressé un courrier aux élus locaux et autorités locales afin de les informer de la situation.


page précédente

Retour sommaire Interview

page suivante

page précédente

page suivante