Des agressions homophobes
ont eu lieu récemment à
Nancy, est ce qu'une association comme
Homonyme reçoit
régulièrement des
témoignages d'homophobie
?
Dieu merci, non ! La
situation est inhabituelle. Mais une
association comme Homonyme se doit de
faire son possible pour combattre
l'homophobie. Nous n'avons malheureusement
pas la possibilité d'engager des
actions en justice. Nous avons par contre
la possibilité d'informer le public
et d'interpeller les politiques. Il
convient d'ajouter que la plupart des
agressions ne sont pas suivies
forcément de plaintes. Aides 54
recense régulièrement des
témoignages lors de ses campagnes
de prévention sur le
terrain.
Si la loi
autorise les associations à
recourir à des actions en justice
et à porter plainte contre des
actes homophobes, est ce que Homonyme
interviendra sur ce terrain ?
Actuellement, Homonyme ne
peut pas se porter partie civile ou
recourir à des actions en justice
car nous ne sommes pas reconnus
d'utilité publique. Nous avons
toujours la possibilité de
déposer une ' main courante'. Il
est évident que si la loi nous
autorisait, nous aurions recours à
des actions en justice.
Comment l'association
entend-elle lutter contre l'homophobie
?
L'association attend que
les actes homophobes et aussi les insultes
homophobes soient enfin punies par la loi.
Dans le cadre des affaires de ces
dernières semaines, Homonyme a
adressé un courrier au Premier
Ministre afin de lui rappeler l'urgence
à intervenir et l'absolue
nécessité de la loi qu'il a
promis aux membres de l'Inter LGBT en
juillet. Nous avons aussi sollicité
une entrevue lors de sa venue à
Nancy le 22 et 23 septembre 2003. Nous
avons également contacté les
députés de Meurthe et
Moselle afin de leur demander de soutenir
la future loi. Enfin, nous avons
adressé un courrier aux élus
locaux et autorités locales afin de
les informer de la situation.