Lorraine Gay

 


 

Kristof, Président de l'association Homonyme
- janvier 2005 -

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Homonyme est une association LGBT. Cela signifie-t-il que les lesbiennes, les bisexuels et les trans sont représentés dans les mêmes proportions que les gays parmi les adhérents ?
Malheureusement non, actuellement, les gays sont plus nombreux, mais à Homonyme c'est cyclique... Chacun et chacune trouvent leur place à Homonyme, quelque soit son sexe ou même son orientation sexuelle. Homonyme compte des personnes sensibles à la cause LGBT, quelles qu'elles soient, hétéros y compris.

Les relations d'Homonyme avec la municipalité de Nancy ont l'air plutôt bonnes contrairement à ce qui existe dans d'autres villes peu éloignées. Comment cela se traduit-il ?
Les bonnes relations avec notre municipalité ont commencé en 2001, c'est la ville de Nancy qui a fait le premier pas en quelque sorte. La ville est partenaire de nos actions et de nos activités, elle nous soutient et nous encourage. J'avoue être très heureux de ce partenariat, très productif et très instructif. Je pense qu'une ville qui se veut moderne et ouverte est obligatoirement en relation avec les associations LGBT au même titre que tout autre association qui compose sa ville et dont le but est citoyen.
Nous ne pouvons qu'espérer la continuité de ce partenariat et espérer le même avec nos autres collectivités locales...

Comment est financée l'association ?
Principalement par nos soirées, quasi seule source de revenus de notre association. Cette année, nous avons touché notre première subvention de fonctionnement de la part de la Ville de Nancy. Mais avec ou sans subvention, les soirées resteront une part importante de revenus à mon sens. En quelque sorte, aller à une soirée organisée par une association est un acte militant !

La vie des gays dans les grandes agglomérations semble moins compliquée que dans les zones ou départements ruraux. Comment Homonyme touche-t-elle et vient-elle en aide à ses populations ?
Depuis 2003, Homonyme envisageait une permanence mensuelle dans les Vosges pour permettre aux LGBT de se retrouver et de se rencontrer. Dès janvier-février 2005, ce sera chose faite avec la mise en place de la coordination vosgienne et l'énergie de vosgiens et vosgiennes qui souhaitent voir le projet aboutir. Pourquoi pas ailleurs que les Vosges me direz-vous ! ça dépend en fait des forces vives de l'association et des personnes sur place qui le souhaite...

L'année 2005 semble se présenter plutôt active avec, entre autres, la Marche des fiertés LGBT de Lorraine à Nancy. Quels sont les projets d'Homonyme en 2005 ?
Comme vous le faisiez remarquer, la Marche des Fiertés LGBT de Lorraine à Nancy sera un gros projet pour nous en 2005 comme il a été ces deux dernières années pour Couleurs Gaies à Metz. La 11e édition du festival cinéma et homosexualité en Mars est également en cours de préparation, ainsi qu'une série de débat et de réunion à thème pour le 1er semestre. De même, dès janvier, la mise en place de Groupe d'Expression Libre (GEL) chaque dernier mercredi du mois à 20h30 permettra à chacun et chacune de s'exprimer en toute confidentialité dans un groupe animé par un psychologue. De plus, en 2005 nous organiserons nos grandes fêtes comme chaque année mais devrons palier la fermeture du Terminal Export... à suivre... mais heureusement, nous avons trouvé un bon DJ et je pense qu'il satisfera tout le monde lors de la prochaine le 12 février.

Sur le terrain du militantisme, quels sont les objectifs de l'association pour l'avenir ?

Continuer le débat sur le mariage homosexuel, veiller et réagir contre les dérapages des homophobes tels que nous venons de le faire avec notre réaction contre l'intégrisme religieux qui s'affiche sur les murs de nos villes, élaborer un début de débat sur l'homoparentalité, et comme chaque année depuis 10 ans, tenter d'être intégré aux cérémonies officielles de commémoration de la déportation. En espérant que l'actualité ne nous rattrapera pas sur le terrain de l'homophobie...


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