Comme chaque
dernier dimanche d'avril, la
Journée de la
Déportation est aussi
commémorée par les
associations LGBT en
mémoire des homosexuels
déportés durant
l'occupation nazie. La Lorraine a
été
particulièrement
touchée par cette
déportation en raison des
lois du Reich qui s'appliquaient
en Moselle comme dans les
départements alsaciens.
206 alsaciens lorrains ont
été
déportés en raison
de leur seule
homosexualité.
Dimanche 27 avril
2008 :
A Metz
l'association Couleurs Gaies
donne RDV aux personnes
intéressées par cet
hommage au local du 31 rue des
Tanneurs à 9h pour un
départ groupé. La
cérémonie messine
se déroulera au Fort de
Queuleu.
A Nancy, les deux
associations LGBT Equinoxe et
Alter Egaux prennent le relais d'
Homonyme pour marquer de leur
présence la
cérémonie qui se
déroulera à 10h45
à Laxou, avenue de la
Résistance (direction
Toul).
Les
autorités lorraines ont
toujours été
réticentes à la
présence des associations
LGBT à cette
cérémonie, les
obligeant à déposer
leur gerbe à la fin de la
cérémonie lorsque
les officiels et toutes les
autres associations ont
quitté les lieux.
Même devant le devoir de
mémoire dû aux
victimes du nazisme, il y a
encore, dans notre pays, des
sous-citoyens qui ne
méritent pas l'hommage de
la collectivité dans son
ensemble.
A l'heure
où l'on parle de nouveau
de la mention de
l'homosexualité des
citoyens sur les fichiers
informatiques de la police, il
est bon aussi de se rappeller que
c'est souvent la police
française qui avait
transmis les fichiers
d'homosexuels aux occupants
nazis. Pierre Seel, le seul
déporté alsacien
ayant eu le courage de
témoigner
après-guerre, n'est
malheureusement plus là
pour nous rappeller ce fait qui,
s'il ne lui a pas
coûté la vie, l'a
totalement
bouleversée.