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Jusque dans les
années 60, l'Allemand
était une langue
répandue à Metz car
les générations
nées entre 1870 et 1918 ou
1939 et 1945 n'avaient pas le
droit de parler français,
Metz étant redevenue
Allemande. Aujourd'hui, les
jeunes messins parlent le
français aussi mal que
dans le reste de la France. Metz
est une ville d'échange et
de communication et la population
est plus métissée
que dans la campagne lorraine.
Néanmoins il faut
reconnaître que les messins
(et j'en fait partie) ont
gardé un coté un
peu germanique, bien qu'ils s'en
défendent. Nos goûts
et nos couleurs sont parfois un
peu "rustiques" et moins
raffinés que chez nos
voisins nancéens. Ici, on
n'aime pas beaucoup les
demi-teintes et les nuances,
d'ailleurs l'écusson de
Metz est très
significatif, il est
moitié noir, moitié
blanc. Ici, il faut des
années avant de se lier
d'amitié, mais
l'amitié est
éternelle et sans faille.
On laisse peu filtrer ses
sentiments, mais la froideur
apparente, si elle est une marque
de méfiance naturelle, est
aussi un gage de
sincérité. Bon,
évidemment, il y a
toujours des exceptions pour
démentir ces
clichés. La nouvelle
génération est
probablement, comme partout, un
peu plus ouverte et frivole. Les
gays messins ne mettront pas 10
ans à accepter vos avances
et vous ne serez pas
obligé de leur promettre
un amour éternel pour
arriver à vos fins
lubriques. La civilisation a fini
par nous rejoindre et on est
même capable de faire un
beau sourire lorsqu'on croise un
garçon qui nous
plaît. Mais attention,
c'est pas parcequ'on a
couché qu'il faut vous
imaginer qu'on est prêt
à vous suivre au bout du
monde !
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