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Bernard
Marie KOLTES
(1948-1989)
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Biographie
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09
avril 1948
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Naissance
à Metz "La belle
province", dira
Koltès.
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1958
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Il est
lycéen à Saint
Clément, collège
religieux et bourgeois
situé au Pontiffroy,
quartier habité à
l'époque par la population
maghrébine de Metz. C'est
l'époque de la guerre
d'Algérie, le
Général Massu est
gouverneur militaire de Metz en
1960 et le quartier est
totalement quadrillé en
permanence par la police qui
craint les attentats et les
exactions envers les arabes.
Beaucoup plus tard, ce
collège deviendra le
siège du Conseil
Régional de Lorraine, le
quartier arabe disparaîtra,
et en 1999, un petit espace
devant Saint Clément
deviendra le "Jardin
Bernard-Marie Koltès".
L'enseignement jésuite lui
donnera le goût de la
littérature et de la
controverse intellectuelle. Il
lit beaucoup et se passionne,
entre autre, pour les
philosophes.
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1969
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Il quitte Metz
pour Strasbourg puis Paris et
New-York.
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1970 -
1973
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Il écrit
et monte ses premières
pièces : "Les Amertumes"
(1970), "La Marche -
Procès ivre" (1971),
"l'Héritage" (1972),
"Récits Morts"(1973), "les
Voix sourdes" (1973). Il fonde sa
troupe, le Théâtre
du Quai et devient
élève au TNS de
Strasbourg.
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1974
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Il évoque
la drogue, qui est entré
dans sa vie, dans un roman "la
fuite à cheval,
très loin dans la
ville".
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1975
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Tentative de
suicide suivie d'une
désintoxication. Il rentre
à Paris.
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1976
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Il écrit
"la Nuit juste vant les
forêts", soliloque
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1977
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"Sallinger",
inspiré des nouvelles de
l'auteur américain
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1978-1979
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Il
découvre l'Amérique
du Sud et l'Afrique
" Combat de nègres et de
chiens"
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1979
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Il rencontre
Patrice Chéreau qui mettra
en scène ses prochaines
pièces.
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1981
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La Comédie
française commande une de
ses pièces. Il retourne
à New-York.
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1983
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Création
du Théâtre des
Amandiers à Nanterre,
dirigé par Patrice
Chéreau où les
pièces de Koltès
sont jouées. Le
succès est au
rendez-vous.
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1985
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"Quai
Ouest".
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1986
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" Tabataba",
"Dans la solitude des champs de
coton"
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1988
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Traduction de
"Conte d'hiver" de Shakespeare
puis écriture de "Le
Retour au désert",
"Roberto Zucco".
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15
avril 1989
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Il meurt du Sida
à Paris, six ans
après avoir
contracté la maladie.
"On meurt et on vit seul. C'est
une banalité... Je trouve
que la vie est une petite chose
minuscule... c'est la chose la
plus futile!"
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