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Les lieux
gay.
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Le parcours des
soirées gay des
années 80 commence dans un
petit bar réservé
exclusivement aux hommes :
LE
SPORTING. Olivier a
ouvert son établissement
place des Paraiges, à 100
mètres du BIZARROÏDE, la boite gay
qui ne désemplit pas,
même en semaine. Les
"after" (le mot n'existe pas
encore) sont assurés par
le cabaret LE
KENT,
en Chaplerue, où tous les
vrais noctambules se retrouvent
à la fermeture des
boîtes à 3h et
jusque 5 h du matin. A cette
heure tardive, les homos
constituent la majorité de
la clientèle de cet
établissement
"sympathisant".
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Le
succès du BIZARROÏDE fera des
émules. Bernard et Serge
acquièrent en 1979 un ancien
restaurant sur les bords de la Moselle
à Moulin-les-Metz, à deux
pas de Moulin-Plage (la plage des
années 20 et 30). Ils y ouvrent la
discothèque LE PRIVE.
Le DJ du BIZARROÏDE, Pascal ainsi
qu'Anna les rejoignent. Cette petite
équipe, débordant
d'imagination, embrasera les nuits
messines. Le samedi soir, l'immense
parking du PRIVE accueille autant de
voitures de Nancy, ou du Luxembourg que de
Metz et de toute la région
environnante. La clientèle est
mixte, bien que l'ambiance de
l'établissement ne laisse aucun
doute sur son orientation gay. Bernard et
Serge ouvrent même un certain temps
un bar en annexe, appelé
LES
CENTURIONS, et
réservé exclusivement aux
garçons.
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Très vite,
le PRIVE prend le pas sur le
BIZARROÏDE, qui changera
plusieurs fois de nom pour
s'appeler LE NEW
BIZ,
LE
7,
puis L'AMBIGU. Le "1 rue des
Murs" ne connaît plus le
succès des années
70 et finit par fermer
définitivement au milieu
des années 80.
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C'est à cette
époque, qu'une autre boîte
fait discrètement son ouverture.
Elle est située dans le quartier
Outre-Seille en lieu et place de l'ancien
bar américain le Scotch, dont
l'enseigne reste en place, rue
Vigne-Saint-Avold. L'entrée
à 30 F avec une boisson alimente
rapidement le bouche à oreille.
LE COLONY,
d'abord fréquenté
majoritairement par les lesbiennes, est
très vite réservé
uniquement aux garçons. Cette
boîte a la particularité
d'être une affaire de famille : Le
père, dit "Papy", tient
l'entrée. Carole, sa femme, officie
derrière le magnifique comptoir en
bois exotique. Quant à Jacques, le
fils, il est aux platines. Dans cette
même rue, la clientèle du
Colony se retrouve volontiers en
début de soirée au
restaurant L'ATTRAPE
COEUR où
Gilles accueille ses clients parfois
jusque très tard dans la nuit. Ce
restaurant a lui-même
succédé à un
restaurant tenu par deux femmes et
déjà fréquenté
par les homos et lesbiennes,
L'ANDALOUSIA.
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Ce
quartier, à la
lisière d'outre Seille et
de Sainte Croix, aurait pu
devenir le quartier gay de Metz
avec ses bars, boîtes et
restaurants.
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Durant quelques
années, d'autres boîtes gay
ouvriront leurs portes à Metz, mais
auront une vie
éphémère : Dans le
quartier résidentiel de Queuleu, le
WHISKY
CLUB, se
transforme en WAF
puis en BOY.
Cette boite propose chaque semaine un
spectacle de transformistes.
La
deuxième moitié des
années 80 est marquée par
une plus grande tolérance
vis-à-vis de l'homosexualité
et par une plus grande mixité des
établissements. A Paris, le
quartier du Marais prend
sérieusement le pas sur la rue Ste
Anne. A Metz, le Coffee-Shop
L'ECLIPSE,
ouvert rue des Jardins par Jean-Marc et
Philippe, réussit ce mélange
de clientèle homo et
hétéro. Néanmoins,
les conversations autour de l'immense
comptoir, les vidéos, les expos et
les spectacles de L'ECLIPSE sont largement
ouverts à la sensibilité
gay.
Coté lieux de
drague, si le quartier Bon-Secours
a la faveur des
prostitués travestis, c'est
l'Ile du Saulcy
qui tient le haut du
pavé. Beaucoup de monde, de toute
la région, à pied ou en
voiture, se bouscule sur cette île
entre les deux bras de la Moselle. Il faut
dire que ce site est exceptionnel : Un
cadre magnifique en Centre-ville, beaucoup
de bosquets et de petits bois
accueillants, la présence des facs,
de la cité universitaire et de ses
étudiants, et un véritable
parcours pour les amateurs de drague
à pied, en vélo ou en
voiture.
Les tasses connaissent
encore une certaine affluence dans les
années 80 avant d'être
remplacées par des sanisettes. Le
Passage du
Sablon, la
Gare,
la place
Mazelle, la
place de la
Comédie,
Bon Secours
ont gardé leurs
édicules... et édicule rime
toujours avec partie de ... jambe en
l'air.
A la fin des années 80, les homos
messins disposent de 6
établissements gay à Metz,
de plusieurs lieux de drague, et à
moins de 45 mn du centre-ville, d'une
quinzaine de boîtes allemandes,
luxembourgeoises ou nancéennes.
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