Les
lieux gay.
Après le Cléris, qui ferme ses portes à la fin des années 70, un autre
établissement prend la relève : Le patron du KILT ouvre une nouvelle
discothèque au 1 rue des murs : LE
BIZARROÏDE. Cet établissement à
l'ambiance assez proche des boîtes de la rue Sainte-Anne à Paris sera
véritablement le lieu gay mythique de Metz des années 70.
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Entrée discrète au "1 rue
des murs",
le temple des nuits gay des années 70 et 80
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Le BIZARROÏDE est la
première boîte gay de Metz, et cela sans ambiguïté, mais où les jeunes
hétéros et quelques filles, lesbiennes ou non sont admises. La
réputation de son ambiance et la spécificité de sa musique dépassent à
Metz, son orientation sexuelle. Pascal, le DJ, n'a rien à envier au
professionnalisme des DJ des boîtes parisiennes de la rue St Anne. Des
imports rares, des sons électroniques, de la disco "non commerciale"
ponctuent le tempo du Bizarroïde. Autre particularité de cet
établissement, le "gorille" chargé de sélectionner la clientèle à
l'entrée est une charmante femme : Anna.
Anna sera en quelque sorte, comme Mona quelques années plus tôt,
l'égérie des homosexuels messins. Le Bizarroïde connaîtra quelques
tracasseries administratives, car une pleine page de publicité, achetée
dans le guide gay international "Spartacus", ne lui vaudra pas la
sympathie des autorités municipales, soucieuses de la bonne réputation
de leur ville.
Les événements.
Les 23 et 24 mai 1977, a lieu à Metz un événement national touchant la
communauté homo. La seule association homosexuelle française, Arcadie,
tient son colloque à la salle Europa (Montigny-lès-Metz). Thème de ce
colloque : "Homophilie et Bonheur". Elle est animée et dirigée par son
président André Baudry. Ce colloque connaîtra un incident, car l'entrée
en a été refusée à une autre figure du militantisme homosexuel de cette
époque, le Pasteur Doucé, prêtre ouvertement homosexuel et dont les
idées étaient jugées quelque peu révolutionnaires pour l'association
Arcadie, soucieuse de respectabilité.