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Les lieux gay de la Belle
Epoque.
Alors qu'à Paris et à Berlin
les établissements gay
éclosent à la Belle Epoque,
la vie de province est plus
discrète. A Metz, pas de lieu
gay... du moins officiellement. Car les
homos de cette époque ont
l'habitude de se rencontrer
discrètement dans certains
cafés de la ville mais aussi dans
les vespasiennes et sur les bords de la
Moselle.
Les Cafés.
Deux établissements ont la cote
auprès des homos. Le
"CAFE DE LA
LUNE" face
à la cathédrale a une
arrière-salle assez accueillante et
masculine et la weinstube "LES BONS
ENFANTS"
située rue des Bons Enfants
(aujourd'hui disparue et remplacée
par le Centre St Jacques) est
également connue du milieu. Mais
tout cela se fait dans la plus grande
discrétion au milieu d'une
clientèle hétéro loin
de se douter de ce qui se trame dans ces
lieux. Les
cabarets, bordels et autres
établissements de plaisir
hétéro situés dans le
quartier St Ferroy (aujourd'hui disparu)
et la rue des Jardins, alimentent aussi
régulièrement la chronique
pour des affaires de moeurs parfois
particulières.
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Café des
Bons Enfants
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Café de la
Lune
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Les bords de Moselle.
Autres lieux fréquentés
assidûment par les homosexuels de
toute la région en
été : les plages et
guinguettes du bord de Moselle, notamment
celle de Moulins-Plage.
Rien d'officiel, ni de très visible
(sauf pour les yeux exercés), la
discrétion est de rigueur.
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Moulins-Plage.
Dans les
années 20, les guinguettes
et bords de Moselle sont
très
fréquentés.
Cherchez la femme !
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Les vespasiennes.
A cette époque, les homosexuels se
rencontrent essentiellement dans les
vespasiennes ou pissotières. Ces
édifices, qualifiés entre
autres de "tasses", font le bonheur des
homos. Toutes les villes en sont
dotées et Metz n'échappe pas
à la règle. En outre, son
coté "ville de garnison", avec ses
12 000 hommes, fait que les tasses sont
plutôt alimentées
régulièrement en jeunes
bidasses qui goûtent ainsi aux
plaisirs interdits. La "tasse" la plus
réputée de Metz est
située à proximité de
la Porte
Serpenoise. A la
tombée de la nuit, les ombres
rodent autour de cet édifice, et
l'on fait véritablement la queue
pour satisfaire sa vessie, et probablement
d'autres organes. En outre, les
jardins du Palais du
gouverneur tout
près, peuvent abriter quelques
échanges furtifs. D'autres
pissotières sont également
connues des pédés messins de
l'époque : Place de la
Comédie,
près du théâtre, puis
plus tard, celle de Bon
Secours qui
restera fréquentée jusque
dans les années 80. Mais la police
des moeurs veille, et la peur de se faire
arrêter ne fait qu'augmenter
l'excitation. N'oublions pas que si les
relations homosexuelles entre adultes
consentants ne sont pas interdites, les
"épanchements" sur la voie publique
tombent sous le coup de l'attentat aux
bonnes moeurs.
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