Pour faire suite
à cet éditorial du
maire de Metz, Lorraine Gay
souhaite simplement rappeler
quelques faits.
"A
cette époque (1981) il
n'était pas question de
donner des droits aux
minorités"
:
Nous ne citerons que 4
événements
très précis :
-
18 juillet 1960 : Le
député messin de
droite Paul MIRGUET, par ailleurs
membre de la majorité du
Conseil municipal de Metz, fait
voter au parlement
français une loi rangeant
l'homosexualité au rang
des "fléaux sociaux".
Cette loi permettra à
notre République de
renforcer les lois
discriminatoires et homophobes
prises par l'Etat français
en 1942 à Vichy.
-
juin 1981 : A peine en
place, le nouveau gouvernement
socialiste interdit le fichage
des homosexuels et fait retirer
l'homosexualité de la
liste des maladies mentales.
-
4 août 1981 :
L'article 331.2
est aboli par le nouveau
Parlement (majorité PS et
PC) : L'homosexualité
n'est plus un délit et on
donne enfin le droit à la
minorité homosexuelle de
vivre à visage
découvert.
-
4 août 1982
:
La discrimination entre
homosexuels et
hétérosexuels
concernant l'âge de la
majorité sexuelle est
abolie.
"Vous êtes
politiquement minoritaire donc
vous avez juridiquement
tort".
Plutôt que de reprendre une
citation attribuée
approximativement à un
"gauchiste" inconnu du grand
public, nous rappellerons
simplement que c'est probablement
pour cette intolérance des
hommes politiques socialistes que
M. Rausch, tout en étant
à droite, a fait partie
d'un gouvernement de gauche de
juin 1988 à octobre
92.
"des
manifestations risquant de
devenir de plus en plus
violentes"
Depuis la
première GayPride
française de 1977, il n'y
a jamais eu la moindre violence,
la moindre casse liée
à cette manifestation et
probablement même pas un
doigt de pied
écrasé (à
vérifier). Bien au
contraire, l'aspect non violent
et festif a été
repris depuis par toutes les
organisations syndicales ou
politiques qui ont compris
grâce aux gays qu'on peut
manifester sans violence et sans
haine tout en faisant avancer ses
revendications.