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Paul Verlaine est
né à Metz le 30 mars 1844.
L'ironie du sort voudra que sa maison
natale située au 2 rue Haute Pierre
abrite dans les années 60 la
première discothèque gay de
Metz et depuis les années 80 le
principal bar gay de la ville.
Verlaine est issu d'une famille de
militaires puisque son père est
capitaine. Il est baptisé à
l'église Notre Dame, rue de la
Chèvre. Sa maison natale est
située en face de l'Ecole
d'Application de l'Artillerie et du
Génie (futur mess des officiers).
Bien qu'ayant quitté Metz
dès l'âge de 7 ans, il se
souviendra dans "les Confessions" et
"Souvenirs d'un messin" du boutiquier qui
occupait le rez-de-chaussée de son
immeuble, du bruit du tramway qui passait
dans sa rue et des cortèges des
futurs officiers à cheval qui se
rendaient à l'Ecole d'Application.
L'esplanade, située à deux
pas a laissé aussi un souvenir de
jeux d'enfants dans "les Confessions". Son
père est muté en 1845
à Paris où toute la famille
le suit, (le jeune Paul a alors 2 ans).
Puis il reviennent à Metz en 1845
jusqu'en 1851 date à laquelle ils
s'installent définitivement
à Paris. Paul Verlaine ne passera
donc que sa jeune enfance à Metz,
mais il fera fréquemment allusion
à sa ville natale dans ses futurs
poèmes et notamment lors de
l'annexion de Metz en 1871 à
l'empire germanique qu'il vivra comme une
déchirure. Un poème des
Invectives, "Metz" sera consacré
à sa ville natale où il ne
retournera plus jamais car Metz ne
redeviendra française qu'en 1918
soit 22 ans après sa mort. Metz
honorera sa mémoire puisque le 30
mars 1919 la Fédération
Lorraine des lettres et des Arts
organisera une cérémonie en
présence de tous les notables
civils et militaires de la ville et la
pose d'une plaque sur sa maison natale. A
l'initiative de son ami Gustave Kahn,
autre homme de lettres messin, son buste,
sculpté par James Vibert, sera
installé au bas de l'Esplanade en
1924 et inauguré le 27 juin 1925.
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