|
|
Qui a volé l'œuvre de Matthieu Cailloto ?
|
COMMUNIQUE DE PRESSE DE COULEURS GAIES.
Une œuvre très remarquée…
En marge de l’année ‘Koltès’, Couleurs Gaies a financé la réalisation
d’une installation d’un jeune artiste, Matthieu Cailloto, étudiant à
l’Ecole des Beaux Arts de Metz (E.S.A.M.). Depuis le 19 octobre, des
centaines de personnes se sont arrêtées devant le local de
l’association, interpellées par l’installation de l’artiste élaborée
autour d’une grande croix.
… qui a survécue presque un mois
Le lundi 16 novembre, Couleurs Gaies constatait la disparition de
l’œuvre. Mais qui donc a volé la croix de Matthieu Cailloto ? Un
amateur d’art ? Un délinquant ? Un bigot ulcéré ? Dans tous les cas,
les responsables de l’association sont agréablement surpris que
l’installation ait tenu 31 jours. A quelques mois de l’ouverture du
centre Pompidou, il est rassurant de constater que la tolérance à l’art
ne cesse de progresser à Metz !
Une œuvre polémique qui avait du sens
L’œuvre de l’artiste explorait la notion de culpabilité suscitée par la
religion confrontée à la question de l’homosexualité. Elle mettait en
exergue devant le local de Couleurs Gaies la citation suivante de
Bernard-Marie Koltès : « Tu serais content ici, les Brésiliennes sont
sacrément entreprenantes, quel cauchemar, heureusement qu’elles ont des
frères, que Dieu me pardonne* ». L’installation faisait écho à une
autre œuvre de l’artiste, celle là ‘inachevée’ et toujours implantée
sur le parvis de l’Eglise Sainte Thérèse. Cette deuxième production a
été réalisée dans le cadre du partenariat noué entre l’association
‘Quai Ouest’ et l’E.S.A.M. « Que Dieu me pardonne », tel est l’extrait
de la citation de la première installation reproduit mais tronquée dans
la deuxième, sur les conseils éclairés des organisateurs de l’année
‘Koltès’.
* Lettres, Bernard-Marie Koltès, Editions de Minuit, 2009
|
|
|