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| Une troisième agression homophobe à Metz. |
COMMUNIQUE DE PRESSE :
Une troisième agression belle et bien homophobe à Metz !
Trois agressions depuis août
Samedi 5 septembre vers 21h00, un homme s’est fait sauvagement agressé
sous un pont de Metz réputé être un lieu de drague homosexuel. Les
trois agresseurs l’ont menacé pour lui soutirer de l’argent mais il ne
portait aucun objet de valeur. Les délinquants se sont pourtant
acharnés sur lui 10 longues minutes, le frappant violemment au visage.
Entrant dans l’eau pour essayer de leur échapper, la victime a été
suivie par l’un de ses agresseurs qui a tenté de la noyer. Elle s’est
vue notifier 21 jours d’I.T.T. par les services hospitalier, a déposé
plainte et est venue informer Couleurs Gaies de son agression. Depuis
le début du mois d’août, c’est la troisième agression physique envers
un gay ou une lesbienne qui est recensée à Metz.
Une agression belle et bien homophobe
Le fait que les délinquants aient cherché à voler la victime n’écarte
en rien leur motivation homophobe. Il est fréquent que les agressions
sur les lieux de drague soient précédées d’un simulacre de vol, les
butins étant souvent nuls ou dérisoires. Ce phénomène bien connu est
parfois analysé comme un pare-feux identitaire qui permet aux
agresseurs d’éviter de s’interroger sur les pulsions ambiguës qui les
amènent à faire le guet plusieurs heures la nuit sur un lieu de drague
homosexuel pour finalement voler… un portable ou un paquet de
cigarettes. Dans le cas de l’agression messine en question, la
tentative d’homicide perpétrée sur une victime qui ne possédait rien
suffit à disqualifier la motivation du vol.
La municipalité de Metz n’est toujours pas disposée à soutenir des actions de prévention…
Que peut faire l’association Couleurs Gaies contre ces agressions à
répétition ? Pour sûr, pas grand chose avec les 1000 euros par an
difficilement concédés par la nouvelle municipalité de Metz. Même la
proposition de l’association de se faire connaître auprès des victimes
par l’intermédiaire des panneaux lumineux municipaux a reçu une fin de
non-recevoir. Faudra t-il attendre, comme à Nancy, un meurtre pour que
les édiles messins prennent l’homophobie et le travail de prévention
mené par Couleurs Gaies au sérieux ?
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| information
mise en ligne le 06/09//09 |
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