A Metz, la
couronne de l'association LGBT
n'a pas reçu le même
traitement que les couronnes des
autres structures.
Au Fort de
Queuleu, l'association Couleurs
Gaies était
représentée par une
vingtaine d'adhérents,
derrière son
Président Stéphane
Aurousseau. L'association n'a pas
été suivie dans sa
demande de citer les motifs de la
déportation afin que cette
cérémonie soit
aussi un outil pédagogique
pour les nouvelles
générations. Elle a
juste été
autorisée à
déposer sa gerbe en fin de
cérémonie alors que
tout le monde (officiels et
autres associations) se soit
retiré. On ne pouvait pas
ne pas avoir une pensée
pour ces déportés
dont la vie intime les a conduit
dans des camps et à une
mort certaine, lorsque les
officiels ont
déposés toutes les
couronnes des autres structures,
en laissant seule sur le gazon,
la couronne de Couleurs Gaies. On
ne pouvait pas ne pas être
révolté, lorsqu'il
fallut attendre que les officiels
et associations de
déportés quittent
les lieux pour que l'association
LGBT puisse rendre son hommage.
Seules deux personnalités
politiques et un ancien
déporté qui a pu
témoigner de la
présence des "triangles
roses" à ses cotés
dans les camps sont restés
pour honorer aux cotés des
militants de Couleurs Gaies la
mémoire des oubliés
de l'histoire.
Un triangle rose
a été
déposé sur le sol,
Stéphane Aurousseau a
prononcé un court discours
en citant l'ensemble des
catégories de
déportés sans en
oublier aucune et la gerbe de
Couleurs Gaies a enfin pu
être déposée
au pied du monument par deux
militants émus. 61 ans
après la Libération
des camps, les homosexuels
lorrains déportés
ont enfin pu être
honorés... mais sans les
représentants de la
République.
A
Nancy, le silence et le
recueillement de l'association
Homonyme a été
troublé par des officiels
peu respectueux.
Le scénario a
été sensiblement le
même à Nancy.
L'association LGBT Homonyme et
son Président Kristof
Arroyo ont pour la
première fois pu assister
à la
cérémonie
officielle qui s'est
déroulée à
Laxou. Il est à noter que
l'association n'a pas pu assister
à la préparation de
cette cérémonie et
qu'elle n'a été
invitée que 2 jours
auparavant. Comme à Metz,
ce n'est qu'après le
départ des officiels, que
l'association a été
autorisée à rendre
son hommage et à
déposer sa gerbe. La sono
avait d'abord été
soigneusement coupée pour
que le discours du
Président d'Homonyme soit
le plus discret possible. Ce qui
ne fut pas le cas de quelques
élus et membres d'autres
associations, restés en
retrait, qui ont troublé
la minute de silence de leurs
rires et de leurs bavardages
intempestifs. Il reste encore du
chemin à parcourir pour
que, dans ce pays, il n'y ait
plus des "déportés
honorables" et des
"déportés
oubliés de la
mémoire".