Malheureusement,
ces textes ne se traduisent que
trop rarement par des actions de
prévention dans les
écoles. Cela est
particulièrement vrai sur
l'académie de Nancy-Metz.
Après deux ans de
tergiversations, le rectorat de
l'académie Nancy-Metz a
refusé à Couleurs
Gaies l'agrément qui
devait lui permettre de mener
plus facilement des actions de
prévention dans les
lycées.
Déposée en avril
2003, ce n'est qu'en mars 2005
que le rectorat a répondu
à la demande
d'agrément de Couleurs
Gaies, pourtant devenue un acteur
de référence en
Lorraine en matière de
lutte contre l'homophobie. La
réponse négative
est curieusement
motivée :
-
« La lutte contre
l'homophobie ne répond pas
à un intérêt
général » :
ce qui est en parfaite
contradiction avec les textes
officiels de l'Education
Nationale et le bon sens.
-
« L'orientation
sexuelle, comme l'appartenance
politique ou confessionnelle,
relève d'un choix
personnel et
privé » :
ce qui traduit de la part du
Recteur une méconnaissance
étonnante de la
sexualité puisque,
contrairement aux opinions
religieuse ou politique,
l'orientation sexuelle s'impose
à l'individu, elle ne se
choisit pas.
Maître
Jean-Luc PLUCHON, avocat de
Couleurs Gaies, a donc
déposé un recours
devant le tribunal administratif
de Nancy pour faire annuler la
décision du Recteur qui
procède d'une erreur
manifeste d'appréciation
.
A l'occasion de
ses 12èmes Rencontres
nationales, la
Fédération
française des Centres LGBT
vient de décerner au
rectorat de Nancy-Metz le prix
national 2005 de la
démarche la plus
préjudiciable à
l'intégration et à
l'épanouissement des
personnes LGBT.
Couleurs Gaies, SOS homophobie et
la Fédération
française des Centres LGBT
demandent aux autorités
éducatives d'appliquer les
textes officiels et de cesser de
mettre au ban des
établissements scolaires
les associations qui luttent
contre l'homophobie.